top of page

Intervention dans un dossier de violences conjugales


Avocat défense violences conjugales Tours

"Un homme âgé de 56 ans a été écroué à Tours, vendredi 20 mars 2026, trois jours après avoir menacé sa compagne qui venait de lui annoncer son départ. Il a été condamné à 21 mois de prison ferme.


Jean-Pierre, 56 ans, petite moustache blanche, tonsure apparente, nourrit deux passions : la chasse au gros gibier et la bouteille. Dans un énième épisode baigné de misère et de violence, cet habitant de Continvoir, village de 450 habitants du Bourgueillois, il a une dernière fois conjugué ses deux occupations quotidiennes au détriment de son ex-épouse.

Mardi 17 mars 2026, à l’heure du déjeuner, bercé par les deux grammes d’alcool dans le sang estimés par les gendarmes, il a braqué son fusil automatique calibre 12 sur celle que nous prénommerons Martine, quarante ans de vie commune. « Il ne supporte pas l’idée d’une rupture et prévient qu’il va venir lui mettre une balle dans la tête », s’estomaque Me Thibaut Pasquire, alors que Jean-Pierre était jugé devant le tribunal correctionnel de Tours selon la procédure de la comparution immédiate, vendredi 20 mars 2026.


« Pour lui faire peur »

L’arme n’était pas chargée, la gâchette jamais actionnée. Mais le traumatisme provoqué par ce face-à-face continue à hanter l’existence de Martine, assise dans le public de la salle Simone-Veil, trop fébrile pour témoigner à la barre.

« J’ai pointé le fusil vers elle pour lui faire peur, mais je n’avais pas l’intention de lui faire de mal », tente-t-il de se défendre, visiblement incapable de prendre la mesure de la gravité de ses gestes. Devant les militaires, Martine décrit l’ivresse permanente, la montée en puissance de ses colères et le quotidien devenu « invivable ». Elle aborde ses tentatives de départ, aussi, nombreuses, plusieurs fois reportées.


Interdiction de contact

Une seconde procédure est en cours, menée en parallèle pour des soupçons d’agressions sexuelles, notamment. L’illustration « du cercle vicieux de violences et d’alcool » et « le vase clos » dans lequel évoluaient Jean-Pierre et Martine jusqu’aux faits.

Durant près de quatre ans, la route de ces deux ex-amants ne devrait plus se croiser, a fixé la justice vendredi, en condamnant Jean-Pierre à 21 mois de prison ferme (1). À sa sortie de détention, interdiction lui est faite de paraître au domicile et d’entrer en contact avec Martine pendant trois ans. Une réponse ferme à l’appel formulé plus tôt dans le prétoire, enjoignant à « mettre madame en sécurité ».

(1) Dix-huit mois ferme auxquels s’ajoutent trois autres issus de la révocation d’un sursis précédent.": Dossier violences conjugales.

La Nouvelle République - 20 mars 2026

 
 
 

Commentaires


bottom of page